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Vieux 21/02/2009, 04h20
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Par défaut Les présidents de la République

Les présidents de le république française




Louis-Napoléon Bonaparte

De 1848 à 1852
Il est né en 1808. C'est le neveu et l'héritier de Napoléon 1er.
Il tente à deux reprises de renverser le pouvoir en 1836 et 1840, ce qui le conduit à l'exil. La
révolution de 1848 et l'avènement de la République l'autorise à regagner la France. Il se présente à l'élection de la Présidence de la République du 10 janvier 1848 et est élu avec 5
400 000 voix contre Cavaignac ( 1 500 000 voix).
Son règne se caractérise par son autoritarisme et par l'élimination de ses principaux opposants
(démocrates comme conservateurs). A la suite d’un coup d’Etat le 2 décembre 1851, il est à
l'origine d'une nouvelle constitution qui maintient nominalement la République mais qui
renforce considérablement les prérogatives du président.
Les 21 et 22 novembre 1852 il organise un plébiscite qui va rétablir l'Empire.

TROISIEME REPUBLIQUE 1870 - 1940
Adolphe THIERS

De 1871 à 1873
Premier président de la République, du 31 août 1871 au 24 mai 1873 lors de
l'instauration de la Troisième République.
Nommé président de la République (le premier de la IIIe République) à titre transitoire
(loi Rivet), il entame des réformes fiscales et militaires mais doit démissionner devant
une majorité monarchiste.

Patrice De MAC MAHON

De 1873 à 1879
Porté par sa popularité, il est élu président de la République après la chute d'Adolphe
Thiers le 24 mai 1873, et projette une restauration de la monarchie, après avoir limogé
le Premier ministre pour le remplacer par un monarchiste. Mais l'échec de cette
restauration le conduit à voter le septennat présidentiel.
L'année 1875 verra le vote d'une série de lois constitutionnelles qui instaureront les
fondements de la Troisième République. La progression des républicains aux élections
suivantes pousseront Mac-Mahon à démissionner le 30 janvier 1879.
Jules GREVY

De 1879 à 1887
Le 30 janvier 1879, le président Mac-Mahon démissionne. Le jour même, les
parlementaires élisent Jules Grévy à la présidence de la République. Il annonce qu'il n'ira
jamais à l'encontre de la volonté populaire, et de fait, abandonne l'exercice du droit de
dissolution. Les prérogatives constitutionnelles, compromises par Mac-Mahon, sont
mises à l'écart, pour préserver la séparation de la fonction de l'exécutif et du législatif.
On parle alors de « constitution Grévy », pour l'affaiblissement de l'exécutif (Présidents
de la république et du conseil), au profit d'une république parlementaire.
Grévy est réélu à la présidence de la république à la fin de son septennat, en 1885. En
1887 éclate le scandale des décorations : le gendre du président, Daniel Wilson a été
convaincu de trafic d'influence. Il vendait des nomination dans l'Ordre de la Légion
d'honneur. Les chambres contraignent alors Grévy à la démission le 2 décembre.
Sadi CARNOT

De 1887 à 1894
Sadi Carnot fut élu président de la République le 3 décembre 1887. Le début de son
mandat est marqué par l'agitation boulangiste et le scandale de l'affaire de Panama
(1892).
Dans un contexte d'agitation syndicale et anarchiste (les lois relatives à la liberté
individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois
scélérates par l'opposition socialiste, venaient d'être votées), Sadi Carnot est assassiné
d'un coup de poignard par l'anarchiste italien Jeronimo Caserio le 24 juin 1894, lors de
l'Exposition de Lyon. Il mourut des suites de sa blessure le 25 juin 1894 peu après
minuit.
Il repose au Panthéon de Paris

Jean Casimir PERIER

De 1894 à 1895
27 juin 1894 : élu Président de la République à la suite de l'assassinat de Sadi Carnot. Il
nomme Président du conseil son compétiteur Charles Dupuy qui, de fait, le tient écarté
de toutes les informations gouvernementales.
16 janvier 1895 : démissionne de ses fonctions, sous la pression de la gauche.
Félix FAURE

De 1895 à 1899
17 janvier 1895 : élu président de la République, après la démission de Jean Casimir-Perier
Il a été dit qu'il fut élu président car il représentait le choix le moins dérangeant pour l'ensemble des partis.
Félix Faure, dont on a dit qu'il était plus célèbre par sa mort que par sa vie, mourut accidentellement au palais de l'Élysée le 16 février 1899, dans les bras de sa maîtresse.
Le 16 février 1899, Félix Faure appelle Marguerite au téléphone et lui demande de passer le voir en fin d'après-midi. Quelques instants après son arrivée, les domestiques
entendent un coup de sonnette éperdu et accourent : allongé sur un divan, le président râle tandis que Marguerite Steinheil rajuste ses vêtements en désordre. Félix Faure
meurt quelques heures plus tard.
Emile LOUBET

De 1899 à 1906
La mort subite du président Faure ouvre la course à la Présidence. L'élection va mettre en liste les deux tendances issues de la controverse sur l'affaire Dreyfus : à droite les
antidreyfusards, à gauche les dreyfusards. Les premiers avaient jusqu'à présent un des leurs à l'Elysée : Félix Faure avait appuyé les adversaires de la révision du procès de
Dreyfus. Pour les antidreyfusards, l'enjeu était de taille : élire un des leurs pour appuyer leur cause.
Deux candidats se dégagent rapidement : Émile Loubet et Jules Méline, Méline étant l'antidreyfusard (il avait déclaré en 1897: "il n'y a pas d'affaire Dreyfus"). Très vite, le
nom de Loubet s'impose. Pourtant Loubet n'avait jamais exprimé d'avis sur l'Affaire. Il était resté systématiquement neutre sur la question. C'est sa non compromission avec
les antidreyfusards qui en a fait petit à petit le champion des dreyfusards : Georges Clemenceau en fait son favori. Les Républicains souhaitent un candidat commun, mais
non radical. Loubet avait déjà été pressenti pour succéder à Sadi Carnot. En apprenant la candidature du Président du Sénat, Jules Méline retire la sienne. Émile Loubet est élu
Président de la République par le Congrès réuni à Versailles le 18 février 1899 par 483 voix contre 279 à Jules Méline (qui, malgré le retrait de sa candidature, obtint des voix).
À la fin de son mandat présidentiel, le 18 février 1906, il fut le premier président de la Troisième République à avoir accompli un mandat complet. Il se retira ensuite de la vie politique.
Armand FALLIERES
De 1906 à 1913
Elu le 18 février 1906, il succède à Émile Loubet en remportant la victoire face à Paul Doumer de 78 voix. Il devient ainsi le 8e président de la IIIe République. En 1912, il instaure l'isoloir qui permet d'organiser les votes secrets.
En 1913, à la fin de son mandat, il se retire de la présidence de la République française le
18 février 1913.
Raymond POINCARE

De 1913 à 1920
Il fut président de la République française entre 1913 et 1920, du 18 février 1913 au 18 février 1920, dans une période marquée par la Première Guerre mondiale pendant
laquelle il fut l'artisan de l'Union Sacrée politique et sociale, aux côtés de René Viviani ou Georges Clemenceau.
Paul DESCHANEL

1920
Président de la République française, du 18 février jusqu'à sa démission le 21 septembre 1920.
Paul Deschanel reste dans l'Histoire pour les troubles mentaux qui le frappèrent durant son mandat, peut-être consécutifs à une grande fatigue émotionnelle, ou à une arrivée trop brutale au faîte de sa carrière.

Alexandre MILLERAND

De 1920 à 1924
Election à la présidence de la République le 23 septembre, après la démission de Paul
Deschanel. La victoire du Cartel des gauches aux élections législatives, alors qu’il s’était
engagé avec conviction dans ces élections qu’il a perdu, le contraignit toutefois à démissionner le 11 juin 1924.
Gaston DOUMERGUE

De 1924 à 1931
Sa carrière culmina avec son élection à la présidence de la République le 13 juin 1924 (mandat achevé le 13 juin 1931). La gauche, qui avait obligé Alexandre Millerand à
démissionner, croyait pouvoir porter Paul Painlevé à la présidence, mais la droite déjoua ses ambitions en se reportant massivement sur Gaston Doumergue.
A ce jour, seul Président de la République de confession protestante.
Paul DOUMER

De 1931 à 1932
Election à la présidence de la République le 13 mai 1931, mais il fut assassiné le 6 mai 1932 à Paris par un émigré russe souffrant de troubles mentaux : Paul Gorgulov. Il
mourut des suites de ses blessures le 7 mai 1932 à 4 heures 37 du matin.
Albert LEBRUN
De 1932 à 1940
le 10 mai 1932, après l'assassinat de Paul Doumer, il est élu président de la République, et réélu le 5 avril 1939. Pendant ces années, il est obligé de subir la fonction
présidentielle qui lui laisse peu de marge de manoeuvre pour intervenir dans le débat
politique. Il voit monter le péril allemand et soutient les propositions de réforme. En 1934, pour surmonter la crise du 6 février, il nomme l'ancien président de la République
Gaston Doumergue à la présidence du Conseil. En 1936, opposé au Front populaire, il accepte néanmoins de nommer le chef de la majorité, Léon Blum, à la présidence du
Conseil.
En 1940, avec Paul Reynaud, il est partisan du départ pour l'Afrique du Nord et est opposé à l'armistice. Il est cependant conduit, devant le courant majoritaire, à appeler le
maréchal Pétain à la présidence du Conseil et le met en garde, en vain, contre l'influence néfaste de Pierre Laval. Il refuse de démissionner, obligeant ainsi Pétain à le contourner
par le vote des pleins pouvoirs, le 10 juillet 1940, qui l'écarte du pouvoir.


QUATRIEME REPUBLIQUE 1944 (?)–1959 (?)
Vincent AURIOL

De 1947 à 1954
Il est né en 1884 à Revel (Haute-Garonne).
Après des études de droit et de philosophie, il s'inscrit au barreau de Toulouse ou il se spécialise dans les conflits du travail. En 1909 il participe au lancement d'un journal, Le
midi socialiste. A partir de 1917 il est constamment réélu député socialiste à Muret. Il se distingue à la Chambre sur les questions financières et relatives aux réparations
allemandes.
Au Congrès de Tours, où se produit la scission du parti socialiste et la création du parti communiste, il choisit de rester à la SFIO.
Avec le succès du front populaire de 1936 il est nommé par Léon Blum ministre des Finances.
En 1940 Auriol est l'un des 80 députés qui refusent les pleins pouvoirs à Pétain.
Pendant la guerre, condamné à rester assigné à résidence, il préfère entrer dans la clandestinité puis rejoint De Gaulle à Londres.
Il est élu membre de l'assemblée consultative provisoire en 1945, participe au gouvernement de De Gaulle, puis élu député en 1946 et désigné comme président de la
première assemblée de la IVème République.
Le 16 janvier 1947 le Congrès regroupant les deux chambres le fait élire président de la république. Il est le premier président de la République socialiste. Il s'appliqua à
répondre aux préoccupations des français. Il eut néanmoins une influence importante sur l'action de l'Etat notamment en politique étrangère.
Il ne se représente pas au terme de son mandat et 1953 et se retire de la vie politique.
En 1959, il devient membre de droit du Conseil constitutionnel, mais il en démissionne et cesse de se rendre aux réunions dès 1960, pour protester contre l'interprétation
outrageusement restrictive des compétences du Conseil et du Parlement qu'a le général de Gaulle : plusieurs lois, dont la loi Debré sur l'enseignement scolaire, ont été votées
sans que le Conseil constitutionnel soit consulté. « Cette désinvolture à l'égard de la souveraineté nationale et de notre charte fondamentale oriente le régime
constitutionnel de 1958 vers un système de pouvoir personnel et arbitraire en opposition avec les principes et les règles essentiels de la démocratie. » Vincent Auriol
revient le 6 novembre 1962 pour voter sur la constitutionnalité de la loi référendaire modifiant le mode d'élection du président de la République. Son ultime acte politique est d'appeler à voter pour François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de décembre
1965.
René COTY

De 1954 à 1959
Il est né au Havre le 20 mars 1882.
Après des études de droit il s'inscrit au barreau du Havre où il se spécialise en droit commercial et maritime. Bien que reformé Coty s'engage en 1914, fait toute la guerre et
reçoit la croix de guerre.
Aidé par J. Siegfried député-maire de Havre, il entre au conseil municipal de cette ville, puis à la mort ce dernier, il prend sa place à la Chambre. Constamment réélu, il passe
ensuite au sénat en 1935. Il critique l'expérience du Front populaire et évolue vers la droite.
Il vote en 1940 pour l'octroi des pleins pouvoirs à Pétain.
Après la guerre il est élu aux deux assemblées constituantes et il cherche à renforcer l'exécutif et à accroître les pouvoirs du sénat. Il travaille brièvement auprès de R.
Schuman (ministre de la reconstruction) et revient au Conseil de la république (Ex
).
Le 17 décembre 1953 le Congrès se réunit pour désigner le successeur de V. Auriol et après douze tours sans résultat Coty, élu du Centre national des indépendants et des
paysans (droite conservatrice), soutenu par les modérés est finalement élu. Coty doit faire face à la guerre d'Algérie et à une succession de crises ministérielles.
Le 13 mai 1958, l'investiture de P. Pflimlin (suspecté de sympathie avec la rébellion algérienne) provoque un putch militaire en Algérie. Fin mai, René Coty fait appel « au
plus illustre des Français », le Général de Gaulle. Pour contrer l'opposition de l'Assemblée nationale dominée par la Gauche, il menace de démissionner sur-le-champ
en cas de refus d'investiture du Général, ce qui aurait très probablement provoqué un coup d'état militaire. Cette menace fit céder la Gauche, qui dominait à l'Assemblée
Nationale. Il confie alors au général de Gaulle la tâche de constituer un gouvernement. À ce sujet, Pierre Mendès France déclarera plus tard : « C'est parce que le Parlement s'est couché qu'il n'y a pas eu de coup d'État ! ». La constitution de la Cinquième République
est promulguée le 4 octobre et il transmet ses pouvoirs au général le 8 janvier 1959 en déclarant « le premier des Français est désormais le premier en France ». Il
désapprouvera cependant le recours au référendum pour décider de l'élection présidentielle au suffrage universel en 1962.
Membre de droit du Conseil constitutionnel et élu à l'Académie des Sciences morales et politiques. Le général de Gaulle prononce son éloge lors des obsèques célébrées au
Havre le 27 novembre 1962. Une fois élu Président, René Coty fit appel à Charles Merveilleux-Duvignaud comme Secrétaire Général de l'Elysée. Ce dernier ne le souhaitait pas et multipliait les objections, toujours repoussés par Coty. A court d'idées, l'impétrant usa de cet argument
suprême : "Monsieur le Président, je ne suis pas républicain ..." auquel Coty répliqua :" Moi non plus ! ". A ce moment, Charles Merveilleux-Duvignaud accepta le poste.

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